Histoires Le blog de missions des survivants Blog entry Blog entry Blog entry Fermer Enregistrer Delete titre mission more date membre more nombre de joueurs nombre de survivants durée histoire Nous étions en prison quand tout a basculé : des hurlements atroces, des grognements... du fond de nos QHS, on entendait les bruits, sans rien comprendre de ce qui se tramait. Pas de nouvelles des gardiens, même lorsque Grindlock et Watts se sont encore disputé et en sont venus au main dans leur cellule, en faisant un bordel pas possible. Personne est venu les choper pour les mettre au mitard. C'est là qu'on a compris que ces cris, c'était pas une émeute dans un autre quartier de la prison, mais qu'il y avait vraiment quelque chose de pas humain dans ce qui se passait là dehors. Belle avait toujours eu plus d'un tour dans son sac. Elle était toujours prête pour pas mal de choses. Avec l'absence des gardiens et cette tension palpable, elle n'a pas traîné : elle a sorti direct de ses planques de quoi se monter de quoi tenter de crocheter sa serrure. En temps normal ça ne suffirait pas pour une évasion : on était au fond des QHS, pas moyen de remonter la prison avec les gardiens. Mais sans eux... pis fallait voir ce qu'il se passait, on allait pas rester pourrir ici alors que tout avait l'air de partir en couille. Ça a pris un moment pour elle d'ouvrir la porte. Le temps que Watts et Grindlock se calment, en tous cas, et commencent à s'intéresser à ce qui se passait dans la cellule de leur voisine. On la connaissait, elle avait de la ressource, et elle a fait la peau à cette serrure pourtant perfectionnée. Exit la Belle ! Bien sûr elle avait bien compris qu'elle se la ferait pas toute seule, la belle, et elle a filé au fond du couloir pour aller à la salle des surveillants actionner le mécanisme qui ouvrirait toutes les cellules de ce quartier de la prison. Mais là elle s'est arrêté devant la porte des gardiens, fermée à double tour. Tendant l'oreille, et après nous avoir indiqué d'un ton sec qu'il ne valait mieux pour nous qu'on la ferme si on voulait qu'elle nous sorte de là, on les a tous entendus, les grognements... des trucs pas humains, derrière la porte. Alors elle a changé d'idée, et a passé le sas de sécurité pour accéder à l'armurerie, étrangement laissée accessible alors que normalement c'est patte blanche qu'il aurait fallu montrer pour y entrer. Il nous avait bien semblé qu'ils avaient l'air inquiets, les gardiens, la dernière fois qu'ils sont passé dans le couloir. Yen avait même un qu'avait l'air pâlichon, comme s'il s'était coincé la main dans une porte... ou autre chose... Pourquoi ils auraient oublié de fermer l'armurerie s'ils avaient été dans leur état normal ? Ouais, vraiment, c'était pas clair. Donc Belle a commencé dans l'armurerie, malgré notre impatience : elle a ramassé un peu de ce qui était entreposé là-bas, le plus accessible en tous cas : des tonfas, et une hache à incendie pour aller pêter la porte des gardiens, et leur péter la gueule aussi s'ils lui posaient problème. Pour le coup elle a pas été déçue quand elle pu défoncer leur porte : effectivement ils ont posé problème, et il a bien fallu leur faire la peau. Le problème c'est qu'ils étaient complètement abrutis : ils grognaient comme des veaux, et au lieu de se jeter sur leur arme de service quand elle a défoncé leur porte, ils se sont jeté sur elle à mains nus, comme des cannibales affamés. Faut pas essayer de la toucher la Belle, ils le savaient pourtant bien, et c'est à coup de hache dans la tronche qu'ils ont été reçus. Après ça, ça a été très vite : Belle a ouvert nos cellules, mais le boucan qu'elle avait fait en défonçant la porte avait attiré tout le reste de la prison, faut croire : des gardiens, mais aussi des prisonniers, arrivaient au fond du couloir, et grognant comme des bêtes, et tous ensemble ils avaient plus l'air de vouloir nous bouffer que d'avoir un comportement normal. Pire que ça : certains étaient à moitié démembrés, un bras en vrac, du sang partout, la tronche défoncée... et pourtant ils avançaient tous avec la même énergie malsaine vers nous. Alors on a tout de suite tous foncé vers le bureau du surgé-chef et l'armurerie, bien décidés à s'armer et à en découdre. Ya que Shannon, dans la cellule la plus au fond, qu'est restée planquée sous sa banquette en voyant passer les premiers assaillants, qui l'ignoraient, apparemment plus attirés par le groupe plus important, plus bruyant, que nous formions, au fond du couloir. On pensait tous qu'elle faisait bien, que les "co-locataires" de notre charmant lieu de villégiature, devenus fous sanguinaires, l'auraient de toutes les façons limite bouffé toute crue sans qu'elle ne puisse rien y faire, sans arme. On est alors partis dans une épopée sauvage et sanglante : je sais pas quel petit malin a eue l'idée stupide en temps normal de situer l'armurerie de la prison au fond des QHS, bien trop près des prisonniers les plus retords, en tous cas ça nous a sauvé la vie. Tous armés jusqu'au dents, nous avons entrepris de remonter "tranquillement" le couloir et nous frayer un chemin jusqu'à la sortie de la prison. Tranquillement, valait mieux, car on dirait que toute la prison avait soudain décidé qu'on allait devenir leur quatre heures. Et on a vite compris que c'était pas qu'une vue de l'esprit : ils avait tous pété un câble, et tous ils essayaient en vrai de nous bouffer, en fait ! On les aurait dit sortis d'un putain de film de Roméro... En tous cas c'est ce que j'ai pensé fugacement, entre deux coups de haches... On a même du lutter contre deux zombies énormes, on aurait dit des mutants tellement ils étaient baraqués, genre Hulk où je sais pas quoi. Je sais pas pourquoi Watts avait chopé une scié à béton qu'était rangée dans un coin de l'armurerie, ça semblait complètement crétin de penser à prendre ça comme arme. N'empêche que c'est le seul truc qui a pu avoir raison de ces saloperies, qui avaient l'air de s'en foutre qu'on leur tire dessus où de se prendre des coups de haches. Faut dire qu'ils nous ont pas laissé chômé, ils arrivaient en file indienne se faire hacher menu par notre équipe. Heureusement le fond du mitard ça crée des liens. Malgré les petites rognes de ci de là, dans ce vrai coup dur on a fait front tous ensemble : c'était ça où on se faisait tous bouffer. Groupés, organisés, on a remonté le couloir, on a fouillé les salles de sécurité de la prison en quête des clés, mécanismes d'ouvertures, cartes d'accès, qu'on a trouvé dans les poches ensanglantées de nos anciens surveillants, devenus véritables morts-vivants, ou au milieu de mares de sang. On a remonté les différents quartiers de la prison, jusqu'à se frayer un chemin jusqu'à la rue, avec une putain d'armée de bouffeur de chair fraîche sur les talons. Une fois dehors, on ne voyait qu'une seule chose à faire : partir loin de là. Ça n'avait pas l'air mieux dehors : yavait des zombies qui erraient dans les rues, et qui nous fonçaient dessus dès qu'ils nous voyaient, fallait pas faire de vieux os ici, et c'est pas parce que les flics ou les matons allaient nous courir après, mais parce que c'était toute la ville qui semblaient être devenue dingue. Alors on a braqué une voiture du pénitencier et un taxi, les premiers qu'on a trouvé dans la rue, et on a foncé, en écrasant ces monstruosités sans remords, pour partir loin d'ici, et tous ensembles. images fichierslibellépositionacunetix.txt-acunetix.txt--