Dans les décombres
On a entendu des coups de feu par ici. Si on n'est pas les seuls survivants dans le coin, il faut absolument les retrouver et les aider à se sortir de là. Par contre il faut traverser le centre commercial... J'aime pas les centres commerciaux, c'était déjà plein de zombies avant qu'ils ne deviennent des morts-vivants pour de vrai ! Enfin, allons-y... C'est pas pire, finalement, le centre commercial lui-même n'est pas trop envahi. Par contre ces saloperies ont une infection de merde, on a pas compris ce qui s'est passé : dès les premiers zombies "finis", deux de notre groupes se sont pris un sacré retour de flamme chimique, une genre d'infection verte qui leur est sorti des boyaux... Bref ça a senti le souffre dès le début. Une fois de l'autre côté par contre, ça a été une autre paire de manche : ils arrivaient par bus entiers les salopards, à vouloir revenir faire leur shopping même après la mort ! Sauf que c'est nous qu'ils voulaient se payer, et chuis pas d'accord pour qu'on finisse en crétins produits de consommations à utiliser une fois et à balancer dans la rue pour rejoindre le troupeau ! Alors on a sulfaté sévère, et on a cherché nos bruyants... Trop tard pour la première ! La demoiselle avait déjà trépassé et changé. Par contre, bizarrement, elle a même pas essayer de nous boulotter. Elle avait tout du zombie, sauf qu'elle était plus maline, et que si on lui mettait une sulfateuse dans les mains elle savait très bien s'en servir, et contre les marcheurs, pas contre nous ! Alors même si elle était pas bavarde on l'a emmenée avec nous. Décidément cette fichue infection nous aura réservé aujourd'hui de sacrez surprise : des morts-vivants qui veulent pas te bouffer, mais qui t'aident ! Première nouvelle. On a fouillé un garage de fond en comble pour en trouver un autre, bien vivant çui là par contre. Le petit malin s'était super bien caché dans une baignoire remplie de flotte : le truc c'est que dans l'eau ils te sentent pas, qu'il nous a dit. Du coup il s'en est tiré comme ça. C'est pas lui qui a donné des coups de feu, c'est sûr, alors c'était sûrement la fille - vu comment elle se sert de ses flingues ce s'rait pas étonnant qu'elle y soit accro, même après la mort, et accro aussi à flinguer du mort vivant, même transformée elle-aussi. Bref on avait suffisamment visité le quartier, c'était temps qu'on se casse vite fait, parce que c'est par charter qu'ils arrivaient maintenant, même plus par bus entiers, les affreux. Tout le bordel qu'on a fichu dans le coin a du réveiller toute la ville, c'est pas possible. On s'est divisé en deux groupes pour se jeter dans les deux bagnoles de flic qui traînaient ici, mais la bande à Elsa s'est faite déborder : ils ont pris cher, surtout elle, qu'à cané direct sur la banquette arrière ! Ben vous savez quoi : pas le temps de se remettre et de démarrer la caisse pour se barrer qu'elle est revenue, et comme l'autre pièce rapportée elle s'est montrée super coopérative et n'a pas essayé de nous pouffer. Et à voir comment elle regardait la horde de morts-veux dehors se faire écrabouiller par dizaine par un Ned survolté tout le long du chemin le temps de rejoindre l'autre groupe, on a vite compris qu'elle avait décuplé sa rage et qu'elle nous lâcherait pas, malgré son passage dans l'au-delà ! Mais bon ça lui a pas arrangé la tronche, de se faire bouffer, à Elsa. Elle aura plus de mal à emballer maintenant... Mais bon, nous partîmes 6, et par un prompt renfort, nous arrivâmes à 8 à nous sortir de là, avec nos deux bagnoles de flics et nos deux morts-vivantes coopératives sur la banquette arrière. Je sais pas ce que nous réserve demain, mais pour aujourd'hui on a eu notre dose... Rideau !